31.05.2009
Qu'est-ce qu'on est bien toute seule quand c'est pas souvent!
Un grand week-end pour moi, Chéri parti en séminaire super-sérieux du côté de Montpellier. Plus d'enfants (adultes donc partis), plus de chat (morte, pôv'gross'gross'poilue), plus de mari (très provisoirement), rien. Que moi toute seule avec mes CéDés, mon PéCé, mes DéVéDés, mes Té, euh pardon: thés fumés que je suis seule à aimer, et quelques kilos de pommes pour 3 jours de désintox.
Deuxième jour de solitude et c'est déjà un peu la zone dans l'appart, j'ai du mal à ne pas remettre à plus tard les petits gestes qu'on fait par respect pour l'autre! De là à me dire que je ne me respecte donc t-il pas moi même, il n'y a même pas un pas. Sans un regard extérieur sur moi je ne suis qu'une grosse paresseuse sans volonté! Ou alors il faudrait que je l'expérimente jusqu'à la lie et l'overdose pour que la discipline me vienne par obligation de survie. Je préfère définitivement ne pas essayer et vivre accompagnée.
...Par un homme de préférence, doté de tous les avantages et options qui vont avec, les défauts inhérents à cette part de l'humanité étant par moi classés supportables. Quant aux défauts moins inhérents, on peut faire avec s'ils sont compensés par des qualités fondamentales qui nous vont bien, le tout étant un creuset où se mêlent les strattes de vécu, d'inconscient, d'hérédité, de devenir de chacun de nous, en une alchimie si complexe qu'on se demande comment ça peut fonctionner ne serait-ce que quelques années.
Et comment fait-on pour trouver la bête rare avec qui le creuset n'explosera pas trop vite? (se demandent les rares célibataires/séparées/divorcées/veuves/épouses sur le point de craquer... qui me lisent) Tous les livres sur l'amour vous le diront. Aucun ne vous aidera, puisqu'en la matière les connaissances intellectuelles sont parfaitement inutiles: les erreurs doivent être vécues pour être comprises, et ne serviront sans doute même pas la fois prochaine!
Mais il y a un indice qui ne trompe pas: quand avec lui ou elle on se sent complètement et sans effort être soi-même, quand on sent qu'on peut s'enrichir et s'élever, ensemble et l'un-l'autre, quand le bonheur est calme, simple et profond à la fois, alors la bête rare est là, et sur cette base l'amour peut s'ancrer et fleurir. Sinon? Euh... Run, Forest, run!
Et eux? Je ne sais pas ce qu'ils en pensent; ce genre d'analyse n'a pas trop lieu d'être chez les djeun's: ils vivent souplement, comme ça vient. Ou pas?
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