12.05.2009
De la dure vie des profs en école de musique
Ah ces mois de mai, quel bordel!
Voici un petit aperçu de ma vie professionnelle printanière.
Pour les "échoués par hasard", et pour une meilleure compréhension de ce qui suit, je précise que je suis prof de flûte traversière, d'éveil musical et "directrice" (j'ai le titre officieux mais ni le statut ni la paye... Bon, c'est cool quand-même!) dans une petite école de musique municipale (210 élèves, 10 profs)
D'abord, deux jours fériés qui tombent deux fois le MEME jour de la semaine.
Je vois mes élèves une fois par semaine, on vient de donner les morceaux d'examen, le concert de fin d'année approche, et hop, il faudrait les laisser tout apprendre de travers pendant 3 semaines??? Hé non, conscience professionnelle oblige, on en cale un par-ci, un par-là les autres jours, on pousse un peu les autres élèves, on vient plus tôt, part plus tard. Bon. Et encore cette année, les 1er et 8 mai ne s'enchaînent PAS avec les 2 semaines de vacances de printemps, zone A oblige. Chance.
Ensuite, il y a le week-end de l'Ascension. Le jeudi est férié, OK. Ces temps-ci je m'en fous, je ne travaille pas le jeudi.
MAIS les écoles font le pont = les familles partent, d'où: conséquences collatérales pour le vendredi.
Cette année nous (les profs présents le vendredi) maintenons nos cours du vendredi de l'Ascension. Il y aura quelques absents déclarés, et quelques absents par oubli car comme il n'y a pas classe et que les parents ne bossent pas, pour peu qu'il fasse beau...
Mais ce n'est pas tout!
Comme le "vendredi de l'Ascension" n'est pas férié, les écoles rattrappent cette journée un autre jour, et lequel??? Ben oui, un mercredi! Tiens donc, le mercredi, jour de toutes les activités extra-scolaires. Et pour bien finir de tout désorganiser, certaines écoles travaillent le mercredi 13, d'autres le mercredi 20. Donc deux mercredi à trous-trous, à pas pouvoir faire travailler les groupes (et à se retrouver devant la machine à café, youpi!)
Autre chose? Mais oui, les voyages scolaires. En mai ET en juin. En juin = juste avant l'exam, ou encore mieux: pendant. Donc cours reportés, sessions de rattrappage, oh joie.
Et aussi dans mon école:
Un prof qui se fait opérer du genou, à remplacer d'urgence.
Deux rendez-vous de profs avec le maire pour causer avenir proche (tu m'files des heures en plus et j't'anime à fond le patelin avec mon harmonie/ tu me titularises oui ou merde)
En tant que "directrice" je suis de tous les rendez-vous, de toutes les réunions, de tous les imprévus, de toutes les organisations, de dernière minute ou pas.
MAIS NE NOUS PLAIGNONS PAS: ce 8 mai j'ai échappé à la cérémonie au monument aux morts (grâce au collègue qui veut des heures pour son harmonie et qui montre ainsi son enthousiasme, je l'ai laissé faire, hein!)
Et pour finir, j'ai pu à nouveau vérifier cette année l'adage du corps professoral qui dit "Après les vacances de Noël, on va doucement vers l'été" (entendre: "les vacances d'été"). C'est hallucinant de vérité: l'année est divisée en trois périodes "égales":
1) de la rentrée de septembre à Noël
2) de Noël aux vacances d'été
3) les vacances d'été.
Comme quoi dans la vie tout est subjectif.
Et pendant ce temps ma fille bosse à la ferme en Australie, sans jour férié. Et elle aime ça:
09:37 Publié dans La vie qu'on vit | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




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Commentaires
et dans ton emploi du temps tu ne pourrais pas caser une petite greve ?
Ok, je sors.
Ecrit par : @necDOT | 16.05.2009
Amusant ce découpage de l'année scolaire. Je suis prof moi aussi, et je n'avais jamais envisagé l'année de cette façon. Pour moi c'est plutôt : on fait chauffer le moteur de septembre à Noël, on accélère de janvier à mars et on met la gomme d'avril à juin avant le bac. Pourtant, je vis dans le sud ! Comme quoi, tout est subjectif. Á bientôt !
Ecrit par : Véronique | 17.05.2009
Pour moi, en collège, l'année scolaire se divisait en deux parties : de septembre à février, on apprend des tas de choses, et après les vacances de février, on vit sur sa lancée mais on ne fait plus rien de difficile ni de très neuf. Et cela même si on a officiellement trois trimestres. Maintenant à l'IUFM, c'est plein pot de mi-septembre jusqu'en mai (mois de plein travail mais d'horaires concentrés entre les trous), puis cool relax car je n'enseigne ni la natation ni l'allemand, qui sont bourrés après tout le reste.
Quand à travailler dans une ferme australienne avec des chevaux, ce serait un cauchemar!!
Ecrit par : francoise barret | 21.05.2009
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