13.03.2009

Mars qui rit...

L'hiver aurait-il capitulé?

D'ici on le dirait bien... Les bourgeons éclatent, les petites feuilles pointent leur nez, le soleil chauffe!

C'est bête de s'émerveiller comme ça chaque année, comme s'il y avait un risque que ce soit l'hiver pour toujours, une nouvelle ère glaciaire européenne, une nuit cosmique soudaine.

Bientôt un an déjà que je suis redevenue citadine, un cycle de saisons presque bouclé, une ronde folle de semaines et de mois, à ce train-là la retraite n'est pas si loin, finalement.

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Mon jardin de poche...

Quand je pense au quasi-hectare de ma-maison-d'avant... je suis partagée entre une ardente nostalgie des grands arbres, de l'herbe à perte de vue, des fleurs, des fruits, des tomates..., et un grand soulagement devant la fin des heures de tonte, de taille, de ménage, d'entretient...

Après 6 mois de marasme, ça y est, les clients se bousculent, du moins pour visiter. Ma maison va être achetée. Ce ne sera plus ma maison où mes enfants ont grandi et où j'ai doucement vieilli pendant presque 20 ans!

Bon, ce n'était pas vraiment MA maison, mais celle de mon frère qui a eu l'extrème gentillesse de ne jamais venir l'habiter.

C'est bien qu'on en soit partis, il y un âge pour tronçonner, bêcher et tout ça, et un autre âge pour se promener sur la digue.

Mais au printemps c'était beau. Et le coucou dans la forêt. Et les concerts de grenouilles à la tombée du soir. Et les dîners avec coucher de soleil. Et le linge qui sentait bon, séché au fil sous les arbres. Et... stop! N'oublions pas: les fissures, les fuites, la tondeuse, la fosse septique, la peinture des volets, la vieille tuyauterie, le bois à couper...

Une seule solution décidément: vivre au présent!

 

 

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Commentaires

couper le bois....hahahahah... ! putain 20 ans !?

Ecrit par : maazz | 16.03.2009

tirer le meilleur du passé, et ne pas regretter. Aller de l'avant n'est pas toujours facile, mais c'est comme ça qu'on se reconcentre le plus vite sur les bonheurs qui nous attendent.

Ecrit par : Belliflora | 18.03.2009

Une maison reste toujours vivante en nous. Que ce soit la maison de notre enfance, celle des vacances, celle où nos enfants ont grandi, une maison ne meurt jamais. Elle vit dans nos souvenirs, dans des parfums, dans des rires surgi soudain. Elle peut se réveiller n'importe quand, à la faveur d'un petit événement, et jaillir soudain du passé intacte et merveilleuse. Bon voyage en Chine

Ecrit par : Véronique | 11.04.2009

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