24.06.2008

La fête de la musique à Toulouse

Cette année la fête de la musique est tombée un samedi, et un des premiers jours tant attendus de beau temps chaud!
De ces deux facteurs concommitants est résultée une foule en liesse de sortie bien avant la tombée du jour. 
Même moi j'y ai fait mon petit tour , ce qui n'était pas arrivé depuis quelques années... Il faut dire que les dernières fois j'avais erré de place- avec-scène-sur-décibélée en place-avec-scène-sur-décibélée et bof-bof. 
 
 
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Cette année par contre, j'ai trouvé que ça ressemblait plus à la fête de la mangeaille qu'à la fête de la musique avec des petits vendeurs tous les 2 mètres et tous les fast-food, kebabs et sandwitcheries grand ouverts. Hélas toutes ces petites boutiques pensaient dignement fêter la musique en sortant de gros baffles sur le trottoir, et en avant les décibels, et c'est à qui faisait le plus de bruit, chacun pour soi et tant pis pour le promeneur malmené! 

 

 

Place Saint Pierre, le café du coin nous arrache les oreilles avec sa sonojuin 08 018.JPG

  alors que tout à côté joue une super banda avec des vrais musiciens qui mettent une ambiance de feu:

 

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d'ailleurs la foule danse et chante devant et il n'y a presque personne au troquet à musique enregistrée.

 

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 Alors pourquoi ne pas nous laisser écouter les musicos tout en sirotant quelque chose assis en terrasse?

 

Place du Capitole: une immense scène bien officielle.

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Dans une petite rue, une chorale de gospels:
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 et un étrange groupe religieux (?) qui chante des cantiques en rock avec PC portable et vidéo pour karaoker les paroles!

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 Nous aussi nous en profitons pour manger: Zhen-Zhen et Philémon m'emmènent dans un kebab qui fait d'excellents nans:

voici donc une chinoise qui mange indien, mais avec des frites, en France. 

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Et c'est le retour, à pied par la digue (et non par la Chine) (pardon), et c'est très beau.
 
 
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Au fur et à mesure de l'éloignement du centre-ville le calme s'installe et la fête de la musique n'est plus qu'une pulsation lointaine. Il fait vraiment nuit quand j'arrive chez moi, il est presqu'onze heures, une belle nuit d'été.

13.06.2008

juin

En ce beau (!) mois de juin en plein maëlstrom de fin d'année scolaire quelques petits moments agréables me font penser aux vacances, si lointaines par la météo et par la quantité de travail qui m'en séparent, et si proches dans le temps: deux semaines!  

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05.06.2008

Brûler les symboles du passé

C'était mon fauteuil Emmanuelle.
Oui je sais ça date, mais z'enfin Emmanuelle, le film et le fauteuil qui va avec, c'est toute une époque, l'époque où j'étais jeune, belle et romantique. Oui, j'ai été une longiligne nymphette aux longs cheveux blonds (et aux lunettes en cul de bouteille, mais à 20 ans j'ai eu des lentilles, ça m'a carrément changé la vie, je vous le dis)
 
Alors un peu plus tard quand mon Chéri-d'Alors a eu des sous parce qu'il travaillait, un jour où c'était mon anniversaire et où j'étais enceinte de 6 mois et je ne savais plus où m'assoir pour être bien, il a ramené  à la maison un fauteuil Emmanuelle, très beau, qui tenait bien le dos et qui fut un symbole de notre amour, eh oui.
 
24 ans et demi et deux enfants, un divorce et un remariage plus tard, le beau fauteuil a bien vécu, ses petites dentelles en rotin toutes foutues, ses accoudoirs se démantèlent, il est devenu vraiment cradoc et n'a pas sa place dans mon nouveau trois-pièces. 
 
Il est invendable, mais le donner? ahh non que nenni non point et puis quoi encore!
 
Alors voilà:
 
 
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Ah bien sûr il faut avoir le coeur bien accroché, les pieds ancrés dans le présent, la tête au clair et le regard serein. On ne brûle pas comme ça un symbole fort de son passé sans quelques petits pincements, d'où les photos, et l'envie de mettre tout ceci sur la place publique.
 
Trancher les liens qui nous lient au passé, à cette vie qu'on croit si importante et qui n'est rien tout en étant tout ce qui nous avons. 
Vivre au présent, légers et sereins: purs.
Alors le bonheur n'est plus factice. 

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