27.01.2012
Satin Doll ou: prof de musique? si si, c'est un vrai métier.
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PENDANT QUE TU LIS MA PROSE
Trois heures de boulot sur Audacity pour découper la piste d'accompagnement de Satin Doll et la recoller dans le bon ordre, sans que les coupures s'entendent, tout ça parce que j'ai besoin de quatre chorus de huit mesures sur le thème A et que la piste n'en comprenait que trois, plus un sur le thème B joué au piano que j'ai viré. J'en ai profité pour rajouter un tutti B-A au milieu.

Je ne sais pas si c'est logiciel qui n'est pas adapté à l'utilisation que j'en fais ou si c'est moi qui ne maîtrise pas la bête, mais je trouve qu'il manque des possibilités de repères, marqueurs qui restent en place ou choix de couleurs pour les zones transplantées. Parfois on ne sait plus quand-quoi-t-est-ce que!
Telle est la vie pleine de joies et de petites misères d'un prof de flûte qui a le concert de sa classe mardi prochain, et 4 élèves en début de 2ème cycle qui vont interpréter Satin Doll, donc. Avec chorus plus ou moins improvisés, mais persos.
Je peux aussi vous raconter les petites de début de 1er cycle qui jouent Maudit sois-tu carillonneur en canon à 4 voix alors qu'il y en a une qui n'arrive toujours pas à passer do-ré-mi sans ralentir - ou se planter.
Et l'ado de 15 ans qui joue en duo avec son grand frère au sax... et les contentieux familiaux qui ressortent au moindre décalage.
Et l'inévitable accident de hand-ball (ou volley, basket, c'est selon) une semaine avant le concert (doigt hors service = élève hors-service) (sinon j'aurais du rajouter un chorus de plus à Satin Doll) (heureusement que je ne l'ai pas préparé super à l'avance) (pourvu que personne ne tombe malade d'ici mardi)
A plus, les gens: je vais bidouiller un joli programme.
18.01.2012
Essai de déstagnation blogatoire.
Oui, ça stagne par ici.
Il ne faut pas que j'attende d'avoir quelque chose d'intelligent à bloguer, en fait.
Ou des nouvelles particulières.
Parce que là c'est le morne hiver, les semaines filent ventre à terre sans trop de relief. Je bouge pas mal mais ni plus ni moins que souvent. Bref, j'ai peur de radoter ici comme dans ma vie!
Allez, une petite photo de toulousains, histoire de justifier le nom de ce blog...

Ça, c'est l'entrée de la médiathèque de Toulouse juste avant l'heure d'ouverture un jeudi après-midi. La photo est prise du hall de sortie gare/métro (parce qu'il faisait un vent froid de canard) (c'est la biiiiiise, comme on dit dans mon Est natal).
On voit là beaucoup d'étudiants, des gens lambda comme moi, et des clochards sans abri du tout ou sans abri chauffé qui viennent passer un moment au chaud dans un fauteuil, voire devant une télé. Car oui, c'est une médiathèque trop bien où on peut écouter de la musique, regarder des films, regarder la télé, lire, dans des fauteuils très bien, au chaud très bien. Et l'été, au frais très bien. Il ne manque juste qu'une cafétéria!!!
Ce qui est étonnant sur cette photo, pour un pays où les vêtements sont en vente libre, c'est l'effet uniforme. Il y a une espèce d'étriquement de tout: on s'habille tous pareil parce qu'on achète ce qu'il y a dans les magasins qui ne vendent que ce qu'ils sont sûrs de vendre. Ne pas sortir du lot, des rails. Prudents, frileux en tout, repliés sur soi et son petit cercle. Assistant impuissants et désolés à la marche du monde vers son issue fatale.
Bon, vous voyez pourquoi je n'écris pas trop en ce moment: ça tourne toujours en cacahouette.
Et pourtant... à l'intérieur j'ai un grand soleil, une joie infinie, une pêche monumentale! C'est juste le monde qui ressemble de plus en plus à un malade mental. Le problème c'est que le monde, c'est moi aussi. Je suis deux simultanément et opposément: mon moi du monde où je vis, et mon moi intérieur.
Je crois que je devrais plus ici raconter l'intérieur-joie, mais c'est assez difficile d'y mettre des mots, et des mots qui soient compris!
(... à suivre)
15:10 Publié dans Réfléxionnages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
30.12.2011
Chants de Noël, carols et shengdan songge (圣诞颂歌)
Polluée infulencée par quelques blogueuses qui aiment bien partager leurs goûts désastreux pour certaines musiques qui n'en méritent pas toujours le nom, je vous présente aujourd'hui un petit florilège de saison.
Un Jingle Bells local:
Et une bonne année:
Il y avait des vidéos super trop kitchs sur tudou.com (le youtube chinois) mais je n'ai pas trouvé comment les intégrer ici. Je n'ai pas osé télécharger le dowloader local, j'ai pas trop confiance... (déjà que Mozzilla me parle parfois en chinois et m'envoie sur baidu (le google local...), problème que j'ai réglé en utilisant Google Chrome, enfin bref, chacun ses petites misères.
Je pense qu'ici, le réveillon sera une soirée cinoche suivie d'une tisane (aux épices de Noël, peut-être), et au lit. On va pas y risquer la santé, hein.
Sur ce,
bonne fin d'année
et
bonne nouvelle année
à tous!
11:56 Publié dans Chinoiseries | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.12.2011
Eblouissements
De retour de 5 jours dans la Ville-Lumière!
La Ville-Lumière? Je l'ai trouvée bien sombre, bien sale et bien froide. Décidément, qu'est-ce qu'on est bien à Toulouse, Ville Rose jolie, tranquille et à peu près propre.
J'y ai vécu cependant 2 éblouissements:
EBLOUISSEMENT N°1
J'ai toujours aimé les impressionistes et néo-, sans trop savoir pourquoi vu mon ignorance crasse en peinture. Déjà toute petite, J'avais 14 ans quand j'ai vu pour la première fois et traînée malgré moi par mes parents les toiles de Van Gogh, en particulier Nuit Etoilée qui m'a beaucoup secouée car ce qu'on y voit dans le ciel est pour moi invisible pour l'oeil mais profondément réel, preuve que nos cinq sens, bien que déjà merveilleux, ne suffisent pas à tout percevoir.
Plus tard j'ai passé de longues heures au musée du Jeu de Paume, du temps où les impressionistes y étaient exposés. Surtout Monet et ses Nymphéas, qu'il me semble avoir aussi contemplées dans un bâtiment à part, merveilleusement mises en valeur, avec de grands bancs à bonne distance pour s'y perdre à loisir dans l'illusion des coups de pinceaux. On ne peut pas en dire autant de leur accrochage au musée Marmottan, pas partout très agréable: manque de recul, certaines toiles sont même exposées en haut d'un escalier: pas du tout confortable pour les contempler! Le bâtiment lui-même est un hôtel particulier "de style" du XIXème, donc manquant cruellement de neutralité, hormis son sous-sol aménagé tout exprès, tout en courbes, bois et murs blancs, magnifique. C'est là que se tient s'expo H-E Cross.
Ma rencontre avec C-E Cross tient bêtement à une seule chose, mais découpée en beaucoup: un puzzle de 3000 pièces. C'est dire que j'ai pu tout à loisir observer de près et millimètre par millimètre sa technique et l'apprécier vue de près, de loin, et à toutes les distances. Du coup j'ai préféré ce peintre aux autres plus connus, et je me suis toujours demandée pourquoi Seurat et Signac étaient toujours cités et pas lui. Eh bien cette expo rétablit l'injustice et en plus l'explique par le fait que Cross a vécu à Bormes plus qu'à Paris, contrairement aux autres.
L'expo m'a aussi éclairée sur la technique néo-impressioniste des couleurs posées côte à côte afin que l'oeil lui-même fasse le mélange, le parallèle avec la musique se fait de lui-même mais je dois creuser, écouter, observer, bref faire mon miel de tout ça. Je jubile!
Bon, je ne vais pas vous refaire le topo, allez donc voir LÀ, le site est très chouette.
J'en viens à mon émerveillement du jour: les aquarelles de Cross que je ne connaissais pas, où on retrouve toute son inspiration avec en plus la spontanéité due à la technique!

Femme dans les dunes rouges, vers 1906/1907
Il faisait ce genre de petites choses pour se reposer de ses tableaux... Cool, non?
EBLOUISSEMENT N°2
Ah ben oui, quand-même. 15 mois dans quelques jours, comprend tout ce qu'on dit, en français et en chinois, bavarde beaucoup dans une langue intermédaire ou en tout cas pour l'instant incompréhensible, sauf par le ton. Sourit quand il faut et à qui il faut, charme son monde sans ostentation, s'intéresse à tout avec sérieux et concentration.
Eblouie, conquise, émerveillée, telle est sa nainai, prononcer naï-naï, grand-mère parternelle en chinois: 奶奶.
ÉPICÉTOUT.
16:06 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.11.2011
Toussaint
Aujourd'hui c'est la fête de tous les saints, donc il fait un temps dit "de Toussaint", p'tain-cong. Pourtant la fête des morts c'est demain..
Pourquoi un jour férié pour fêter les saints plutôt que le lendemain pour fêter les morts alors qu'un tas de gens se précipitent dans les cimetières pour fêter leurs morts le jour de la fête des saints, puisque c'est férié.
Les saints sont morts, en général? C'est vrai, mais nos ancêtres décédés sont rarement des saints. Ou pas (encore) reconnus comme tels.
Je militerais donc, si je n'avais que ça à faire, pour déplacer le jour férié du 1er ou 2 novembre. Ceci dit de toutes façons pour moi c'est les vacances scolaires, alors je m'en fous un peu.
Pour l'instant.
Pour l'instant parce que ça y est, ça leur reprend, la DRH et le DGS de "ma" mairie re-trouvent que les profs de l'école de musique ne devraient pas bénéficier des vacances scolaires. Bataille récurrente jamais définitivement réglée puisqu'aucun texte ne stipule noir sur blanc que nous sommes des enseignants comme les autres, que notre paye a été calculée sur la base de 35 semaines de travail annuelles et non 47, ce que tout le monde a oublié, et que notre temps de travail ne se résume pas au face-à-face pédagogique.
Je vais encore!!! perdre du temps à me battre, à expliquer, à argumenter, voire menacer, car plus de vacances = plus de concerts, ni d'élèves ni de profs, plus d'examens, de réunions, de répétitions, de projets avec les écoles, et tout ce qu'on fait "en plus" de notre contrat avec tant de plaisir quand l'employeur est bienveillant.
En l'occurence l'employeur, c'est le maire, et pas ses sous-fifres minablement jaloux. jusqu'ici à chaque guéguerre déclenchée par le couple maudit DRH-DGS, il a accepté nos arguments, mais les minables sont rancuniers et tenaces: ils attendent leur(s) heure(s) pour réagiter leurs épouvantails.
Bon. A part ça? La famille?
Fifille tente une implantation à Marseille, après un deuxième échec à Hossegor-Cap Breton. C'est moins bien pour le surf, ça oui... mais pour le soleil c'est quand-même le moins pire, en France.
Je reviens d'un périple sympa, allez, en photos!
Tout d'abord, une étape à Villefranche-sur-Saône qui m'a permis de rencontrer JIMIDI et accessoirement de recevoir mon lot de gagneuse de Schmilblick: un très beau livre avec de vrais morceaux de littérature dedans.
super belle couverture de Scribulations:

Ensuite:
Vue de ma chambre à Villié-Morgon
où j'étais pour un stage de choeur.
Là c'est mon bras de chef. J'aime bien ce pull.
On ne voit que deux basses dans mes (euh mon) bras! mais faut pas croire, il y avait 30 choristes.

Ensuite: Schiltigheim
non je n'ai pas pris de photos, j'étais occupée parce que la femme de ménage et l'assistante de vie de mes parents étaient toutes les deux malades, ainsi que la dame qui leur fait du repassage.
Alors bon.

Ensuite: Paris (et son très bel automne flamboyant)
mon petit fils traîne sur les pavés.

mon petit-fils joue avec le portable de Papa

MAIS COMMENT CET ENFANT EST-IL ÉLEVÉ?
Avec beaucoup d'amour? Bon, alors d'accord.
Dégustation de cheesecake banane-sauce Carambar
(c'est mon fils à moi qui l'a fait, recette transmise de père en fils)
place de l'Hôtel de Ville

Ça présente mal comme ça à cause de la boîte en plastique, mais ils l'ont transporté en métro exprès pour moi et ça, ça vaut tous les plats en or du monde.
Sinon, et je vous le dis parce que c'est tellement exceptionnel: avion, train, tout ça: no problemo! Tu y crois, toi? Pas de grève, pas de suicide sur les voies, pas de droit de retrait post-agression, rien.
Et voilà, j'ai retrouvé Chéri (la séparation était un peu longue, je me laanngguissais comme on dit par ici), Chat, mon lit, mon bureau.
L'heure d'hiver est arrivée et après nos 6 mois de salades composées nous avons entamé nos 6 mois de soupes de légumes. Miam!








